J’avais jusqu’ici parlé de merde joyeuse, de merde réclamée, de merde désirée.
En quelques mots : jouir dans la merde.
Magnifique pour qui est volontaire.
Mais la merde peut-être un terrible moyen de répression.
De contrôle social.
Examinons ce que l’homme peut faire à l’homme.
Pour imposer ses idées, sa loi, sa répression.
Une des pratiques très courantes au Moyen-Age était le pilori.
En général, un voleur était exposé à la vindicte publique.
Souvent enfermé dans une cage.
Quelques heures ou quelques jours !
Le bon peuple pouvait venir le souiller avec toutes sortes de déchets.
Y compris des poignées de merdes.
Une autre forme de notre jolie civilisation, encore au Moyen-Age.
Le charivari.
Ou la punition des cocus, des cocues, des amants, etc.
Les villes n’étaient pas pourvues du tout à l’égout à l’époque.
Chaque matin la charrette du vidangeur ramassait les pots de chambre.
Remplis de pisses et d’excréments.
Charrette qui finissait par déborder de sanies.
C’était alors que la fête pouvait commencer.
La bonne populace allait dénicher les couples infidèles.
Pour les précipiter dans la charrette puante.
Les malheureux se débattant dans le purin.
Si les malheureux avaient été surpris nus, ils restaient immergés pour défendre ce qu’il restait encore de pudeur.
De là l’expression : dans la merde jusqu’au cou.
Une punition beaucoup plus terrible était infligée aux forçats.
Les galères.
Les malheureux étaient enchaînés à leurs bancs.
Sans possibilité de se déplacer.
Ils pissaient et chiaient sous eux.
Seule les coups de mer venaient nettoyer cette crasse.
Et si la galère coulait, les malheureux galériens enchaînés à leurs bancs coulaient avec.
Les galères furent supprimées vers les années 1750.
Les chinois peuvent aussi être raffinés !
Par exemple : la révolution culturelle
Ou les intellectuels expédiés à la campagne.
Pour surtout répandre l’engrais humain, avec les mains de préférence.
L’engrais humain, c’est la merde de l’homme.
Voir les vieux professeurs, les intellectuels, les artistes obligés de fouler et de triturer de la merde amusait beaucoup les gardes rouges.
Nos «amis» nazis aimaient aussi s’amuser.
Quand un prisonnier s’attardait trop aux latrines la punition tombait.
Le malheureux était précipité tête la première dans la fosse.
Et se débrouillait seul pour remonter à la surface.
Et nos joyeux militaires ?
La gégène, vous connaissez ?
Une génératrice raccordée aux parties sexuelles du torturé.
Effet immédiat en plus de la souffrance intolérable : les sphincters se relâchent et le torturé se vide de sa pisse et de sa merde.
Ce n’était pas vraiment recherché mais un dommage collatéral !
Toutes les armées «modernes» y ont eu recours.
Avec une mention spéciale pour les paras en Algérie.
Les geôles du KGB à Mouscou renfermaient des tonneaux remplis de merde.
Pour y faire macérer les prisonniers entre les interrogatoires.
Usage pas du tout généralisé, pour les plus récalcitrants.
Aucun document car personne n’a envie de s’en vanter !
Mais nos amis américains à Guantanamo obligeaient certains prisonniers à se rouler dans la merde pour les humilier.
Je termine en signalant que l’usage de la merde peut se retourner contre l’autorité.
En Angleterre, du temps de le chère Madame Thatcher, des prisonniers politiques irlandais revendiquaient le statut de prisonnier politique. Ce que la bonne dame refusait. Ils entamèrent une grève de la fin qui dura 60 jours et se termina avec la mort de Bobby Sand. Pour encore accentuer leurs revendications les prisonniers vivaient nus dans leurs cellules et n’utilisaient plus les seaux hygiéniques. Ils barbouillaient les murs de leurs excréments.
Ce qui ne fit jamais fléchir cette «grande» dame.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires